Plus que quatre mois (or so) avant le FRIMAT. C’est loooooong  ! Y en a-t-il qui ne connaissent pas encore tout à fait le FRIMAT  ? C’est possible. Pour faire une histoire courte, le FRIMAT, c’est le Festival de la relève indépendante musicale de l’Abitibi-Témiscamingue. Comme son nom le dit, il met en lumière le talent musical des artistes de la région. Ce talent qui te permet d’aligner des accords de manière harmonieuse et de pousser la note devant un vrai public, contrairement aux soirées karaoké au Bar des chums. Celui même qui fait que ta tante Johanne veut toujours que t’apportes ta fucking guitare dans les partys du temps des fêtes parce qu’elle, elle court visiblement pas les karaokés pis c’est ben juste quand le musicien d’la famille est là qu’elle peut pousser une coupelle de tounes (que juste elle connait) devant un public semi-intéressé (allô maman, je t’aime).

Alors voilà. J’ai assisté au FRIMAT pour la première fois en 2016. J’ai découvert un festival unique, mais surtout un festival nécessaire. Ce qui est magique avec le FRIMAT, c’est la manière dont il arrive à se réinventer constamment en gardant sa mission intacte, celle de servir de tremplin pour les musiciens qui habitent l’Abitibi-Témiscamingue ou qui en sont originaires. Il est un porte-voix essentiel pour soutenir la relève, d’une part, mais surtout pour permettre à des artistes de vivre une expérience scénique dans un contexte professionnel devant un public ouvert d’esprit et avide de découvertes. Le FRIMAT propose à ses festivaliers une programmation de qualité et dose savamment le temps de scène accordé à la relève et celui accordé aux artistes établis.

L’accueil du FRIMAT est sua grosse grosse coche. Petite attention par ci, petite attention par là. Durant le week-end, les locaux du centre culturel fourmillent de bénévoles motivés, souriants et fiers de s’impliquer dans un festival aussi porteur. Comme c’est inspirant de voir des gens passionnés mener à terme un projet dans lequel ils ont investi corps et âme  ! Ça donne envie de se dépasser soi-même, de s’impliquer et de devenir un acteur de changement dans sa communauté. Plusieurs organismes de la région travaillent fort pour favoriser la rétention et le retour des jeunes sur le territoire. Je ne surprendrai personne en affirmant que le FRIMAT représente un argument de poids dans la colonne des Why should I stay en Abitibi-Témiscamingue  ?

D’un point de vue plus personnel, je suis de retour en région depuis maintenant deux ans. Je dis «  de retour  », mais je devrais plutôt dire que j’ai choisi l’Abitibi. J’y suis née y’a une trentaine d’années, mais j’ai quitté la région quand j’étais petite, le boulot du paternel ayant mené notre petite famille à Québec, puis Montréal. J’ai donc grandi en ville et visité l’Abitibi à raison d’une ou deux fois par année pendant plus de 20 ans. Rien pour renforcer ou développer mon sentiment d’appartenance envers ma région natale, ce qui a toutefois bien changé depuis que j’me lève tous les matins downtown Rouyn-Noranda.

Ce qui me convainc tous les jours de rester en Abitibi, c’est des événements comme le FRIMAT. C’est aussi et surtout le fait d’être entourée de gens impliqués qui sautent à pieds joints dans l’univers des possibles que nous offre notre territoire. Au fil des mois, je vois la région s’épanouir au gré des différents événements, des initiatives entreprises par l’un ou l’autre pour dynamiser le milieu. Je vois mes amis et collègues s’appeler, se jaser, se challenger, rêver puis bâtir des projets avec la volonté commune d’engendrer par leurs actions le maintien mais également l’augmentation de la qualité de vie de tous les citoyens.

Le FRIMAT n’a rien à envier à aucun festival. Il fait à sa tête. Il tape sa propre trail. Il est également à l’écoute de ses festivaliers et n’a surtout pas peur d’essayer des nouvelles affaires, de surprendre et de mettre en avant des idées ou des concepts pétés flyés. Il est à l’image des gens qui le portent avec tellement de détermination.

Maintenant, j’ai bien hâte de voir ce que le FRIMAT nous réserve cette année. Dans un monde idéal, Céline Dion serait le headline de la soirée du samedi pis Dan Bigras serait le seul à pouvoir chanter au karaoké de l’FMR de nuit. Aussi, Marc Hervieux ou Qwartz (ou les deux, soyons fous) feraient un show surprise dans le bus/navette qui lifte les festivaliers entre le centre culturel pis le Prospecteur pour les shows de fins de soirée. Pis, last but not least, Joël Legendre et Élyse Marquis seraient de bonne heure su’ l’piton le dimanche matin pour faire des festivaliers un peu affectés par le manque de sommeil et l’abus de houblon, des super enfanformes. «  J’suis en santé, j’suis enchanté. Je touche mes jambes mes genoux mes pieds.  » Parce que c’est ben beau body surfer pis trasher dans des shows, faut aussi prendre soin de son bodé. À quand du zumba dans votre programmation, FRIMAT  ?

Josée
Nouvelle frimateuse

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