Rien de cela n’était prévu, le tout s’est fait naturellement. Le geste était coutume chez cette dizaine de jeunes étudiants, de se rassembler pour s’évader des soirées routinières. Avec le Festival de la relève indépendante musicale en Abitibi-Témiscamingue, les liens se sont solidifiés, et une équipe a vu le jour. C’est avec l’aide de plusieurs bodysurfings et photobooths incontrôlables qu’ils ont su se donner un nom, la GBT. (Mention spéciale à Geneviève Béland!)

Fier représentant de la Gang des Beaux Tannants, je tiens à mentionner que c’est un honneur pour nous de demander à chacun de nos employeurs de nous libérer du 20 au 23 juillet. Le FRIMAT est l’opportunité pour des petits gars de région comme nous de revenir en terre natale pour festoyer sans mettre de côté notre envie d’écouter une musique de qualité. On est tous fiers de pouvoir porter un festival de Val-d’Or dans nos cœurs et de dire aux gens des grandes villes qu’il se fait de belles choses en région.

Chacun sa manière de vivre son festival. Certains ne peuvent qu’assister aux spectacles, ou d’autres vont opter pour les fins de soirée au Prospecteur. Le package deal des GBT s’avère plus complexe : ceux-ci se rencontrent autour d’un barbecue pour se mettre dans l’ambiance, Old Milwaukee à la main, pour ensuite se rendre à la marche au festival en chantant des chansons dans les rues de la Vallée-de-l’Or. Après les spectacles, le ténor Maxime Dupuis, tatoué GBT sur le cœur, s’empare de sa voix du dimanche pour nous animer de magnifiques chansons à répondre dans l’autobus en direction des soirées au Prospecteur. Répéter l’expérience durant 4 jours consécutifs.

Rendu au dimanche de l’expérience FRIMAT, la nostalgie frappe déjà les Beaux Tannants. Ils se feront une soirée pizza et liqueur orange Crush en se disant : « Je me demande qui va faire partie de la programmation l’an prochain? »

 

Yan Bienvenue